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François Arzel, un compagnon pour les Plouzanéens

francois arzel 1Un rond-point situé entre Castel-Nevez et le Bourg (à proximité de Kerbleust) porte le nom de François Arzel. Cette appellation n’évoque sans doute que peu de souvenirs dans la mémoire collective. Elle se réfère pourtant à un exemple pour tous les gens épris de liberté.

François Arzel est né le 25 février 1921 à Plouzané (Coatuelen) d’un père officier de Marine, Hervé, et d’une mère au foyer, Jeannie Roux. Il eut un frère : Claude, né en 1925. En 1939, nous le retrouvons à Saint Pierre-Quilbignon où, sans doute intéressé par les nouvelles technologies de l’époque, il est opérateur de cinéma au patronage de la Légion de Saint Pierre (« le Patro’ »). Après avoir obtenu son Brevet d’Étude Industrielle de menuisier-bois, il devient ouvrier-menuisier à l’Arsenal. Les conditions y sont rudes : il travaille souvent plus de 10 heures par jour, samedi et
dimanche compris... Une vie normale pour l’époque. Elle va basculer rapidement.

1940 : La rupture

francois arzel meknesL’occupant nazi déferle sur la France, le pays s’écroule et l’ennemi menace bientôt le secteur de Brest. Le 18 juin, lorsque François rentre chez lui, sa mère lui avait déjà préparé une valise... Il arrive en Angleterre après avoir traversé la Manche à bord du Meknes et signe, dès le 1er juillet, son engagement dans les Forces Françaises Libres. François Arzel est incorporé dans la 2ème Brigade Française Libre, et blessé une première fois à El Alamein en Libye en octobre 1942. En 1943, il se fait remarquer pour son courage et son sang-froid sous les bombardements de Takrouna en Tunisie. Le 13 juin 1944, il est de nouveau blessé par des éclats d’obus près de Montefiascone en Italie.

Refusant l’idée d’une convalescence, il rejoint son unité. Le citoyen plouzanéen, alors sergent-chef, participe à la prise de Hyères et de Toulon en août 1944 puis se distingue une nouvelle fois lors de la prise de trois positions ennemies et la capture de nombreux prisonniers. François Arzel est alors de nouveau blessé mais cette fois-ci, il n’en réchappe pas : il décède le lendemain, le 20 novembre 1944.

Plutôt mort que la souillure

En plus de l’homme, c’est aussi le symbole que la municipalité a souhaité honorer. « Kento’ch mervel eget enem saotra » (« Plutôt la mort que la souillure ») : ce fut la devise de nombreux bretons lors de cette triste période. François Arzel est le reflet de cette devise : un homme épris de liberté. Parmi ses derniers mots écrits à sa marraine de guerre, on a pu lire : « Les bretons gardent toujours la foi de leurs ancêtres et retrouvent leur liberté perdue ».

Distinctions décernées à François Arzel

  • Chevalier de la Légion d’Honneur
  • Croix de Guerre 1939/45 (2 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafes « Libye » et « Tunisie »
  • Bronze Star Medal (USA)

François Arzel fut fait Compagnon de la Libération par décret du Général de Gaulle, le 7 juillet 1945.

L’Ordre et les Compagnons de la Libération

Dès juin 1940, le général de Gaulle organise la Résistance et la libération de la France. Il n’est alors entouré que d’une poignée de fidèles pour l’accompagner dans ce choix difficile. En octobre 1940, il confie : « Notre entreprise est hérissée de difficultés. Les Français seront lents à nous rallier... Je suis décidé à créer un insigne nouveau face à l’imprévisible conjoncture. Il récompensera ceux des nôtres qui se seront signalés dans cette haute et âpre campagne, pour la libération de la France. » C’est dans cet esprit qu’il crée, le 16 novembre 1940, à Brazzaville, alors capitale de la France Libre naissante, l’ordre de la Libération dont les membres s’appelleront « Compagnons de la Libération ».

Seules 1 038 personnes et 5 communes, dont Nantes et l’Ile de Sein, ont reçu cette distinction.